Les 5 Idéaux du Reiki de Mikao USUI 

 

Kyô dakewa 今日だけは Juste pour aujourd’hui

 

Ikaru na 怒るな Libère-toi de la colère

 

Shinpai suna 心配 すな Libère-toi de toute préoccupation

 

Kansha shite 感謝して Montre de la gratitude

 

Gyo wo hageme ぎょをはげめ Travaille dur sur toi-même

 

Hitoni shinsetsuni 人に 親切に Sois bon envers ton prochain

 

 

- Juste pour aujourd’hui… 

Etre dans l’instant présent pour réaliser notre travail, de notre mieux, quelle que soit sa nature. Etre concentré, avec toute l’attention et l’intention focalisées sur l’activité du moment.  C’est une ancienne idée orientale du « ici et maintenant ». En effet, nous vivons souvent dans le Futur (regrets) ou dans le Passé (projections de nos peurs, de nos angoisses)… et nous nous perdons. Or, être dans le Présent permet de faire, d’agir en ce moment même, de profiter… seul moment où la création est possible. 

 

… Je me libère de toute colère...  

Quand nous avons perdu le contrôle face à une situation ou une personne, nous nous sentons « envahis » par cela et nous sommes en colère.

Pour nous libérer de la colère, deux possibilités s’offrent à nous :

• si la colère est trop forte, nous pouvons aller l’exprimer « ailleurs » en criant dehors, en frappant un coussin, ou bien en utilisant nos talents créateurs et artistiques,

• ou si nous parvenons à prendre du recul, nous pouvons jouer les spectateurs de nos émotions et les laisser exister sans nous envahir.

Enfin, il est important de ne pas se culpabiliser de ressentir de telles émotions. Les Japonais disent souvent « oui » pour ne pas se mettre en colère, ils ne cherchent pas le conflit, seulement la paix. Donc, pas d’histoire ! 

 

… Je me libère de toute préoccupation... 

L’inquiétude naît souvent de notre peur du changement, de l’inconnu et de ce qui pourrait nous arriver demain… si ! et peut-être. Nous inventons un avenir, nous bâtissons des choses qui ne sont pas et qui ne seront probablement pas !

Il y a chaque semaine deux jours qui devraient être exempts de crainte et d’appréhension : HIER, avec ses erreurs, ses soucis, ses peines, mais hier n’est plus, et DEMAIN, avec ses erreurs possibles, ses fardeaux, ses espérances… mais demain n’existe pas encore. Il reste AUJOURD’HUI, ici et maintenant.

Si un problème a une solution, pourquoi se préoccuper ? Si un problème n’a pas de solution, pourquoi se préoccuper ? La préoccupation n’est pas seulement un gaspillage d’énergie mais elle est aussi un frein dans le chemin de nos propres projets et idées. Il est bon et sain de s’occuper des enfants et des autres personnes, mais lorsque nous nous préoccupons, non seulement cela ne les aide pas mais au contraire nous leur volons leur énergie. Seules nos pensées d’Amour, d’Espoir, de Soutien aident les autres dans leur chemin. Il en est de même pour nous.

Solution : le lâcher-prise. Il s’agit d’une auto-éducation, de rester vigilant sur nos pensées, sur nos modes de fonctionnement, de retrouver notre confiance en nous-mêmes et en la Vie.

Le sentiment de légèreté qui s’ensuit, le soulagement qui donne naissance à la tranquillité et à la joie…  Au contraire de la préoccupation qui génère la colère, les problèmes et la maladie. La méditation est conseillée pour atteindre le calme intérieur et lâcher le mental. En effet, nous devons essayer de nous recentrer pour revenir à l’instant présent.

« S’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème ».

 

… Je suis reconnaissant.

Je rends grâce pour mes nombreuses bénédictions, j’honore mes parents, mes professeurs, mes aïeux et ma vie. 

En Asie, le respect pour l’enseignant, et pour l’enseignement, est automatique et spontané. On comprend par « enseignement » toute expérience qui nous aide à nous transformer, qu’elle soit bonne ou moins bonne, et par « enseignant » toute personne qui nous aide à vivre ces expériences (qu’il soit bon ou moins bon). Donc sachons apprécier chaque expérience, quelle qu’elle soit, avec un regard neuf, chaque personne comme porteuse de l’étincelle de vie et sachons remercier pour tout cela.

Merci, un mantra si important que vous pouvez l’utiliser au quotidien. Dès le matin, au réveil « merci pour cette nouvelle journée », dans la journée, le soir aussi « merci pour cette journée ». merci pour tout… 

 

… Je vis ma vie honnêtement et je travaille dur sur moi. 

Le désir de reconnaissance et la peur d’être rejeté nous poussent à jouer des rôles et à renier certains aspects de notre personnalité. Vivre sa vie honnêtement, c’est être honnête vis à vis des autres mais principalement vis à vis de soi. 

C’est assumer ce que nous sommes, ce dont nous avons besoin et se comporter en conséquence.

 

… Je suis bon envers mon prochain et je respecte la vie autour de moi sous toute forme. 

Cet idéal nous invite à vivre en harmonie sur notre planète, tout en restant fidèles à ce que nous sommes ; en respectant dans leur mode de fonctionnement respectif, les quatre règnes : humain, animal, végétal, minéral, et les quatre éléments vitaux : terre, eau, feu, air, issus de l’énergie universelle.

Il fait également référence au fait que tout ce qui se passe en nous se reflète dans notre vie. Et que notre manière d’appréhender le monde influence nécessairement notre existence et réciproquement.

 

Ces 5 principes du Reiki, sont aussi des idéaux. Ces préceptes font partie intégrante de notre pratique et amènent à l’Esprit, l’Essence même du Reiki.  Ne nous jugeons pas si nous ne sommes pas parfaits aujourd’hui dans l'application de ces conseils de vie, notre œuvre et notre mission sont de tendre vers eux. 

 

Si vous n’y arrivez pas, appliquez le 4è accord toltèque : « Fais toujours de ton mieux ». 

 

Les 4 accords toltèques – Miguel RUIZ né en 1952.

 

"Que votre parole soit impeccable"

Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez. N’utilisez pas la parole contre vous ni pour médire d’autrui. Le pouvoir du verbe. 

Comment s’y prendre ? En cultivant la modération dans ses propos : ne pas en dire trop, ni trop vite. Et, d’après le chaman Miguel Ruiz, cela commence dans le discours que l’on se tient à soi-même : « La clé, c’est l’attention à notre discours intérieur »

 

"N’en faites jamais une affaire personnelle"

Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles. Les paroles et les actes de l’autre ne nous concernent pas en propre. Ils lui appartiennent, parce qu’ils sont l’expression de ses propres croyances. Vous êtes critiqué ? Ou encensé ? C’est l’image que l’autre se fait de vous. Ce n’est pas vous. De même, les événements qui surviennent ne sont pas toujours des réponses à notre comportement. Selon Miguel Ruiz, nous devons sortir de cet égocentrisme qui nous fait croire que tout ce qui arrive autour de nous est une conséquence de notre attitude. Le « moi je » nous maintient dans l’illusion. Donc dans la souffrance.

Comment s’y prendre ? « Il s’agit moins de rester stoïque que de prendre du recul », conseille Thierry Cros. Ramener à soi ce qui appartient à l’autre déclenche inévitablement de la peur, de la colère ou de la tristesse, et une réaction de défense. L’objectif : laisser à l’autre la responsabilité de sa parole ou de ses actes et ne pas s’en mêler. Cela suffit souvent à calmer le jeu.

 

"Ne faites aucune supposition"

Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames. C’est un travers banal. Nous supposons, nous élaborons des hypothèses et nous finissons par y croire. 

Comment s’y prendre ? Il s’agit de prendre conscience que nos suppositions sont des créations de notre pensée. Dès lors qu’une hypothèse devient une croyance (« Cet ami est fâché contre moi »), nous élaborons un comportement de pression (« Je ne l’aime plus non plus » ou « Je dois le convaincre de m’aimer à nouveau »), source d’angoisse et de stress.

 

"Faites toujours de votre mieux"

Votre “mieux” change d’instant en instant. Quelles que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger. Cet accord découle des trois premiers. Lorsque vous en faites trop, vous vous videz de votre énergie et vous finissez par agir contre vous. Mais si vous en faites moins, vous vous exposez à la frustration, à la culpabilité et au regret. Le but est de trouver le juste équilibre. 

Comment s’y prendre ? Ce qui est juste pour soi ne dépend en aucun cas d’une norme. Pour Miguel Ruiz, certains jours, faire ce qu’il y a de mieux pour soi, c’est rester au lit. Dans tous les cas, « le pire piège est la course à la perfection ». L’un des moyens d’éviter ce travers est de remplacer nos « Je dois faire ceci » par des « Je peux faire ceci ». Cela permet de s’approprier pleinement l’objectif à atteindre, sans se soucier du jugement et des attentes des autres.

 

La méthode Ho’Oponopono et les 4 accords toltèques rejoignent cette philosophie destinée à calmer le mental et l’égo, à prendre du recul, à nous protéger. 

Ho’oponopono est une formule que l’on dit à l’intérieur de soi dès qu’un conflit, une émotion forte et négative surgit devant vous « Désolé, Pardon, Merci, Je t’aime ».

- Désolé, signifie que l’on reconnaît le conflit.

- Pardon, donne la possibilité de se pardonner à soi même et à l’univers d’avoir créé cette situation.

- Merci, à votre âme, à Dieu, à l’Univers d’avoir réveillé cette mémoire qui était en vous afin de la nettoyer.

- Je t’aime, c’est le nettoyage de la mémoire limitante en envoyant une énergie d’Amour à vous et à l’univers.

On pourrait dire aussi « Je m’aime ».

Et puis… être sans attente, lâcher-prise, souffler et prendre de la distance sur ce qui vient d’arriver afin de laisser les meilleures solutions vous apparaître. Sans attente ne veut pas dire inaction, il s’agit au contraire d’être  à l’écoute de ce que votre Moi profond va vous proposer.